COPRODUIRE ÉTHIQUEMENT, DES EXEMPLES PRATIQUES

COMITÉ DES PERSONNES TÉMOINS (MIELS-QUÉBEC)

L’ORGANISME

Mouvement d’information et d’entraide dans la lutte contre le VIH/sida à Québec
www.miels.org
miels@miels.org

PUBLIC CIBLÉ

Les hommes et les femmes vivant avec le VIH/
sida, qui utilisent des services de l’organisme
et qui sont prêt.e.s à témoigner publiquement
de leur expérience de la séropositivité.

ÉTAT DU PROJET

En cours depuis 1994.


    • Le.la coordonnateur.trice de la prévention et de la liaison avec la communauté demande à un membre connu s’il est intéressé à témoigner ou reçoit la demande de la personne intéressée qui a entendu parler du comité des personnes témoins.

      Une rencontre d’information est organisée entre le.la coordonnateur.trice et la personne témoin pour évaluer si celle-ci est prête à témoigner (voir page xx). Si oui, elle sera inscrite comme membre du comité des personnes témoins.

      La personne témoin doit assister au témoignage d’une autre personne témoin.

      Ensuite, une rencontre est organisée entre un.e intervenant.e et la personne témoin pour structurer son témoignage (durée, éléments importants du vécu de la personne en lien avec sa séropositivité, rédaction des grandes lignes du contenu du témoignage).

      La personne témoin doit, au besoin, assister à un deuxième témoignage réalisé par une autre membre du comité.

      Le ou la responsable des Ateliers VIH-101 attribue les offres de témoignages en s’assurant d’offrir cette opportunité, en alternance, de manière juste et équitable (voir page xx).

      L’intervenant.e chargé.e d’animer la portion de l’atelier portant sur les informations de prévention et une personne témoin sont jumelées et se rencontrent à l’organisme pour prendre connaissance des informations sur le milieu où le témoignage aura lieu.

    • La première partie de l’atelier est donnée par un intervenant.e de l’organisme et elle est suivie du témoignage. L’intervenant.e peut aider la personne témoin à structurer son récit en direct, modérer la période de questions, etc.
    • Le Formulaire d’évaluation des témoignages (voir page 27) est rempli par le ou la responsable du milieu visité et il est remis d’abord à l’intervenant.e afin d’éviter les conséquences d’une évaluation négative pour la personne témoin.

      La personne témoin est informée qu’elle peut rejoindre le.la coordonnateur.trice ou d’autres ressources d’aide (en dehors des heures ouvrables) en cas de malaise suite à son expérience de témoignage.

      Le.la coordonnateur.trice rencontre la personne témoin pour lui transmettre les résultats de l’évaluation et pour lui remettre une compensation de 50$.

      Les personnes témoins participent à un souper-réunion annuel du comité des personnes témoins visant le partage autour des expériences de témoignage et l’acquisition de connaissances autour des « techniques d’impact » et, à l’occasion, des personnes ressources expertes sur des thèmes qui intéressent le comité sont invitées.

  • Avec les personnes témoin ?

    La santé fragile des personnes vivant avec le VIH/sida rend leur engagement aléatoire ou occasionne des problèmes de mémoire qui peuvent affecter le témoignage.

     

    Au sein même de l’organisme ?

    La compensation financière versée aux personnes témoins doit être expliquée aux autres membres qui s’impliquent bénévolement au sein de l’organisme.

     

    Respecter la dignité de l’individu dans la démarche d’accompagnement social au témoignage c’est …

    C’est s’assurer que la personne se sent prête à témoigner, qu’elle le fait par choix et non parce qu’elle se sent contrainte, et que nous lui avons donné toutes les informations nécessaires pour que cette expérience soit positive.

     

    Enjeux éthiques et de solidarité

    La compensation en argent vise à encourager la participation des personnes vivant avec le VIH/sida dans le comité des personnes témoins et à reconnaître leur expertise. L’organisme s’interroge cependant sur l’impact d’une compensation financière, sur l’idée qu’on peut se faire de la « valeur » d’un témoignage qui est difficile à mesurer, de même que sur la motivation même de la personne à témoigner. Certaines personnes vivent dans des conditions de grande vulnérabilité économique.

    Nous avons le souci de respecter le rythme de la personne, de bien la préparer à vivre l’expérience du témoignage, de minimiser les risques qu’elle vive une expérience négative et de favoriser le renforcement des capacités des témoins.