COPRODUIRE ÉTHIQUEMENT, DES EXEMPLES PRATIQUES

ACTIVITÉS DE TÉMOIGNAGES AU BAS-ST-LAURENT (M.A.IN.S. BAS-ST-LAURENT)

L’ORGANISME

Mouvement d’Aide et d’Information Sida Bas-Saint-Laurent [M.A.IN.S.] www.mainsbsl.qc.ca direction@mainsbsl.qc.ca et info@mainsbsl.qc.ca

PUBLIC CIBLÉ

Personnes vivant avec le VIH/sida fréquentant l’organisme.

ÉTAT DU PROJET

En cours.


    • La personne témoin est invitée à le faire en complémentarité avec un.e. agent.e de prévention à l’intérieur d’une activité d’éducation, et ce, sur une certaine période de temps. L’agent.e représente M.A.IN.S et s’occupe de faire des ajouts informatifs. Les témoignages peuvent aussi avoir été filmés. Ils seront alors présentés pour appuyer l’activité de prévention.

      • Les milieux qui souhaitent recevoir une personne témoin doivent remplir un formulaire de demande prévu à cet effet.
      • Les personnes vivant avec le VIH/sida, membres de l’organisme, intéressées à témoigner doivent se référer à l’intervenant.e psychosocial.e. L’attribution des témoignages se fait en fonction de la réalité du milieu où la
        personne doit témoigner ; certains contextes se prêtent mieux à certaines histoires.
      • Chaque personne désirant témoigner doit prendre connaissance de la « politique d’attribution et d’encadrement des témoignages » (voir page 16) et en accepter le contenu.
      • La personne témoin rencontre l’intervenant.e psyshosocial.e et l’agent.e de prévention qui l’aident à structurer le contenu du témoignage en fonction de son vécu personnel et des éléments d’information à transmettre ou prescrits
        par l’organisme.
      • La personne témoin suit la formation dispensée aux témoins. Il s’agit d’une formation plutôt informelle avec l’agent.e de prévention.
      • Les personnes témoins sont intégrées progressivement. Elles assistent quelquefois à l’activité d’éducation comme observateurs. Nous les présentons comme bénévoles tant que nous n’avons pas l’assurance que la personne est
        prête à témoigner.

       

      TÉMOIGNAGES FILMÉS

      La permission explicite de la personne témoin est exigée. Nous demandons que les personnes filmées le soient de dos. En ce qui a trait à des documents plus spécifiques, comme le DVD EnVIH de savoir que M.A.IN.S a produit, nous avons obtenu les droits d’auteur sur une période assez longue, assurant la viabilité du DVD pour au moins 5 ans. L’accord obtenu n’indiquait pas de fin pour la diffusion de cet outil.

    • L’agent.e de prévention accompagne la personne témoin afin de représenter l’organisme et de lui offrir du soutien. L’agent.e. peut informer le milieu concernant les limites de la personne témoin ou les questions auxquelles elle ne répondra pas.
      • L’organisme procède à l’évaluation avec le public du témoignage. Une fiche d’évaluation est remplie par chaque participant.e à l’activité et par le responsable du groupe.
      • L’agent.e de prévention fait un retour sur le déroulement de l’activité et du témoignage avec la personne témoin.
      • Au besoin, une rencontre de suivi est effectuée avec chaque personne témoin, afin de réviser ses objectifs personnels, de retravailler le contenu de son témoignage, de valider son intérêt, d’apporter de l’aide
        psychosociale, etc.
  • AVEC LES PERSONNES ACCOMPAGNÉES ?

    Certaines personnes témoins ne veulent pas témoigner dans leur village, car elles craignent les conséquences négatives de cette révélation publique de leur statut sérologique (rejet, discrimination, stigmatisation, etc.).

     

    AU SEIN MÊME DE L’ORGANISME ?

    Le défi se tient plutôt dans le territoire à couvrir afin de se rencontrer. C’est grand le Bas-Saint-Laurent!

     

    RESPECTER LA DIGNITÉ DE L’INDIVIDU DANS LA DÉMARCHE D’ACCOMPAGNEMENT SOCIAL AU TÉMOIGNAGE C’EST…

    • Respecter son rythme, ses zones de confort et de non confort et les émotions inattendues qui peuvent surgir pendant tout le processus, peu importe le vécu de la personne.
    • Choisir quelqu’un qui nous connaît bien et que nous savons prêt (son cheminement personnel, ses raisons de vouloir témoigner) à vivre une telle expérience. Ceci dans le but que l’expérience du témoignage soit un ajout
      positif au cheminement de la personne, pour M.A.IN.S. et pour les milieux demandeurs.
    • S’assurer que la personne reçoive une rémunération pour son témoignage, selon la politique en vigueur.

     

    ENJEUX ÉTHIQUES ET DE SOLIDARITÉ :

    • Il est très important de préparer la personne témoin à faire face à toutes éventualités. L’expérience nous a démontré que malgré toute la préparation, des situations conflictuelles peuvent se présenter. Celles-ci peuvent
      surgir lors de la période d’échange de questions avec le public. Des sujets émergent, soudainement, sans qu’ils
      n’aient fait l’objet d’une réflexion préalable entre l’accompagnant et la personne témoin. Par exemple, une fois,
      quelqu’un a demandé à la personne témoin de parler de ses assurances. Celui-ci a fait mention de sa position,
      laquelle contrevenait à la loi. Il nous fallait rectifier le tir immédiatement. Bref, le dérapage peut se produire à tout
      moment. Nous prévenons donc les personnes témoins pour éviter qu’elles ne soient contrariées si l’accompagnant
      intervient dans la discussion pour rectifier ce qu’elles ont dit.
    • Nous nous sentons comme les parrains des personnes témoins. On leur offre tout le support possible. Nous respectons leur cheminement.